lundi, 09 octobre 2017 07:00

méthodes de lecture : le "bluff" Blanquer

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 Aujourd’hui, beaucoup trop de parents sont convaincus que les méthodes de lecture utilisées à l’école sont les bonnes pour que l’enfant puisse acquérir la maîtrise de la langue française et de l'orthographe, car la dernière supercherie en date est de qualifier « syllabiques » les méthodes alphabétiques et de qualifier également « syllabiques » les méthodes semi-globales, celles en réalité toujours en usage...pour nos enfants seulement...

...C’est ainsi qu’un parent dont le fils faisait son entrée dans une école de son quartier manifestait son contentement du fait que la méthode de lecture utilisée pour la lecture était syllabique . Nommant la pire des méthodes de nature globale  : « Ratus » (!) son interlocuteur lui a répondu que si son enfant n’était pas dyslexique en entrant, qu’il était certain qu’il le serait en sortant ce qui, évidemment, n’a pas manqué d’inquiéter le père en question.

La confusion est donc totale alors que ces deux méthodes s’opposent en tout.

 

Comment les reconnaître ?

 

La méthode réellement « syllabique », appelée également « alphabétique », traditionnellement utilisée dans l’institution scolaire et dont l’efficacité n’a jamais été démentie, résulte d’une construction qui va du simple au complexe de façon progressive, s’appuyant à chaque étape sur les acquis antérieurs et où l’enfant est amené  développer une logique. Consistant à commencer l’apprentissage de la lecture par la connaissance de la lettre – voyelle et consonne – puis de la syllabe, ensuite du mot pour aboutir à la construction de la phrase, s’appuyant en cela sur l’analyse grammaticale et logique afin déterminer la nature et la fonction des mots dans la phrase et de bien comprendre le sens de ce qui est lu, cette méthode a aussi pour conséquence, de permettre de déterminer l’orthographe des mots.

Les méthodes de nature globale appelées « semi-globales » ou « mixtes » utilisées depuis plusieurs décennies et  responsables d’un  taux de dyslexies et  d’illettrisme impressionnant, sont basées sur la mémoire, visuelle et auditive et consistent à engager un processus totalement inverse de celui de la méthode alphabétique ou syllabique, faisant mémoriser à l’enfant des phrases apprises par cœur pour les décomposer en  mots - puis en  syllabes, pour aboutir in fine,  à la connaissance de l’alphabet et sans qu’il y ait un apprentissage d’une logique de l’agencement des mots, ce qui altère forcément la compréhension des phrases et l’orthographe qui en résulte.

 Mais ces méthodes de nature globale  peuvent abuser les parents 

D’une part, si l’enfant a une bonne mémoire, il peut apprendre à lire apparemment  d’une façon correcte mais sans qu’il comprenne le sens de ce qu’il lit ; néanmoins, le fait qu’il « sache lire » suffit dans la plupart des cas, à satisfaire les parents,

D’autre part, le processus de décomposition du mot en syllabes puis en lettres qui aboutit in fine à la connaissance du code alphabétique laisse à penser à beaucoup de parents  qu’il s’agit d’une méthode syllabique et ne s’en émeuvent pas.

Une confusion entretenue par un langage subversif

Par surcroît, outre les auto-proclamés « spécialistes »(sic) de la lecture qui ont l’outrecuidance d’affirmer que « …la méthode  globale n’a jamais été utilisée, seulement de manière marginale !(sic).…qu’en France, on a l’impression que la méthode a été très présente, c’est un mythe…(resic)…le ministre de l’Education lui-même, Jean-Michel BLANQUER, présente les méthodes de lecture très majoritairement en usage tant à l’Ecole publique qu’à l’Ecole privée sous contrat – c’est-à-dire les méthodes de nature globale - comme étant « syllabiques » et sur laquelle il n’y a pas lieu de revenir.

Ainsi, dans son entretien du 28 août 2017, sur BFM-TV-RMC, il a déclaré : « ..il y a une vieille querelle entre méthodes globales et syllabique qui a été tranchée en faveur de la syllabique … »

Le langage subversif de Jean-Michel BLANQUER renforce la méprise des parents mais apporte néanmoins la preuve que les méthodes de nature globale vont continuer à exercer leur nuisance, mais seulement sur nos enfants et non sur ceux des « réseaux d’éducation prioritaire » – REP et REP+ où sont en usage des méthodes alphabétiques appelées également « syllabiques » : une confusion totale, mais une réalité tout à fait claire : les méthodes efficaces, c’est pour les élèves des REP, c’est-à-dire les enfants issus de l’immigration, les méthodes qui altèrent durablement les capacités intellectuelles, c’est pour nos enfants .

Deux réalités diamétralement opposées,  un seul mot : « SYLLABIQUE » ! Un "bluff" de plus qui n'est pas renié par Jean-Michel BLANQUER.

 

Lu 23 fois Dernière modification le mercredi, 18 octobre 2017 14:50