vendredi, 06 décembre 2013 16:57

Bobards de "France-Info" sur les méthodes de lecture

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 INFO ou… UN FAUX  A "FRANCE-INFO" ?.

Oui, Marion Maréchal-Le Pen dit vrai sur l’apprentissage de la lecture

Prétendre, comme  ose le faire « France-Info », que Marion Maréchal –Le Pen dit «  faux » quand elle dénonce  la France  empêtrée dans les méthodes  globales d’apprentissage de la lecture relève de la plus pure imposture !...

... A cet égard, il est intéressant de noter  auprès de qui Gérald Roux, journaliste de « France-Info » -  prend ses sources !  entre autres « spécialistes » (sic)… Anne-Marie Chartier, « docteur en sciences de l’éducation » (tout un programme !  spécialiste (sic) des méthodes de lecture  et un psycho-linguiste, Jacques Fjalkow (encore tout un programme !) : que des gens bien cadrés dans le système de déconstruction actuelle de l’institution scolaire .

Les textes officiels démentent l’affirmation de "France-info"

Or, les textes officiels  relatifs aux programmes du CP (cours préparatoire) stipulent expressément : « …Au CP, l’apprentissage de la lecture passe par le décodage et l’identification des mots… »  ce qui signifie en langage « décodé », qu’il s’agit d’utiliser des méthodes de nature globale. Ce sont  les seules méthodes envisagées par les instances officielles, de même que les seules contenues dans les manuels de lecture proposés au CP par l’institution scolaire.

Dénoncées par ceux qui les ont subies et par les parents d’élèves, décriées par de nombreux psychologues, orthophonistes et neurologues, elles n’en continuent pas moins d’être préconisées par les instances officielles, d’être  recommandées  pour ne pas dire imposées  par la plupart des formateurs, conseillers pédagogiques et inspecteurs, tous fondus dans le même moule des IUFM (récemment rebaptisés écoles supérieures du professorat et de l’éducation ) et très majoritairement pratiquées dans les écoles .

… La pratique le confirme …

Certes, les méthodes purement globales ne sont plus utilisées mais les méthodes de nature globale, appelées également « semi-globales »  ou « mixtes » - que les instances officielles prennent bien la précaution de ne surtout  plus nommer tellement leur simple évocation suscite des cris d’orfraie – sont  très majoritairement utilisées et ont hélas ! de beaux jours devant elles pour notre plus grand malheur, celui de nos enfants et de la société tout entière ! car elles ont les mêmes effets désastreux que les méthodes globales pures et c’est par l’usage de ces méthodes que le décervelage des têtes se fait.

C’est ainsi que Rachel Boutonnet, auteur du « journal d’une institutrice clandestine », qui a « clandestinement »  et courageusement fait usage de la méthode syllabique au sein de l’Education Nationale après avoir  subi les errements pédagogiques de l’IUFM, pratiqué les méthodes « semi-globales »  et constaté les dégâts causés, affirme que les méthodes de nature globale «  transforment les enfants qui pourraient être brillants, des bons élèves, des enfants vifs, en des enfants perdus qui se persuadent peu à peu d’être idiots et fichus….qu’ elles font des dégâts qui ne se révèlent pas nécessairement tout de suite chez tous les autres à des degrés divers, qu’elles touchent même ceux qui lisent bien … » ajoutant : « la méthode globale sera résolument écartée quand les programmes ne parleront plus d’ « identification  des mots » mais de « lecture », que l’on ne parlera plus d’ analyse mais seulement de synthèse… ».

Comment reconnaître une méthode syllabique d’une méthode de nature semi-globale ?

Des différences capitales distinguent ces deux types de méthodes 

La méthode syllabique ou alphabétique traditionnellement utilisée dans l’institution scolaire et dont l’efficacité n’a jamais été démentie est basée sur la logique ; elle consiste à commencer l’apprentissage de la lecture par la connaissance de la lettre - voyelle et consonne - puis de la syllabe, ensuite du mot, pour arriver à la construction de la phrase, s’appuyant en cela sur  l’apprentissage de la grammaire – analyse logique - pour déterminer la fonction des mots dans la phrase  afin de bien comprendre le sens de ce qui est lu, ce qui a  aussi pour conséquence de permettre  de déterminer l’orthographe des mots : il s’agit donc d’une construction qui va du simple au complexe de façon progressive, s’appuyant à chaque étape sur les acquis antérieurs, où l’enfant est amené  développer une logique et à orthographier correctement.

Les méthodes de nature globale appelées « semi-globales » ou « mixtes » utilisées depuis plusieurs décennies sont  responsables d’un   taux de dyslexies et  d’illettrisme impressionnant.

Basées sur la mémoire, visuelle et auditive, elles consistent à engager un processus totalement inverse de celui de la méthode alphabétique ou syllabique , faisant mémoriser à l’enfant des phrases apprises par cœur pour les décomposer en  mots - ce qui est appelé « l’identification des mots » - , puis en  syllabes, pour aboutir in fine,  à la connaissance du code alphabétique autrement dit des lettres, ce qui est appelé le « décodage ».  

Il s’agit donc, non seulement  d’un processus totalement inverse de celui de la méthode alphabétique ou syllabique mais par surcroît, sans qu’il y ait l’apprentissage d’une logique de l’agencement des mots, ce qui altère forcément la compréhension des phrases et l’orthographe qui en résulte.

L’usage de cette méthode est traitre à plus d’un titre : d’une part, si l’enfant a une bonne mémoire, il peut apprendre à lire apparemment  d’une façon correcte mais sans qu’il comprenne ce qu’il lit, et beaucoup de parents sont abusés par ce phénomène en disant : « mon enfant sait lire », d’autre part, le processus de  décomposition du mot en syllabes puis en lettres qui aboutit in fine à la connaissance du code alphabétique laisse à penser à beaucoup de parents  qu’il s’agit d’une méthode syllabique et ne s’en émeuvent pas.

Or, les travaux du Docteur Wettstein-Badour  ont mis en évidence que la pédagogie sculpte le cerveau et conditionne le développement de la pensée conceptuelle et nous savons  que l’usage des méthodes de nature globale ne permettent pas que la lecture  se transforme  en automatisme, entraînant un flottement des connaissances . Ordonner, structurer, restituer le savoir devient un problème,   des fautes sont faîtes modifiant le sens des phrases et il faut du temps pour mettre en relation des connaissances « empilées » et plus ou moins confuses. De même, il devient i impossible d’obtenir le maintien d’une concentration soutenue.

Cela, ceux qui nous gouvernent le savent et pourtant…

Marion Maréchal-Le Pen a raison

Marion Maréchal-Le Pen a raison de dénoncer l’engluement du système français dans la pérennisation de l’usage de ces méthodes, elle ne le dira jamais ni assez, ni assez fort,  dans la mesure où ces méthodes sont toujours utilisées, s’apparentant à de véritables lavages de cerveau qui justifient la déconstruction du système éducatif dans la mesure où les enfants deviennent ainsi incapables d’effectuer des études aussi  structurantes que celles qui sont possibles pour la majorité d’entre eux avec des méthodes alphabétiques ou syllabiques.

Mais se pose la question  de savoir comment  les auto-proclamés « spécialistes »(sic) de la lecture peuvent avoir l’outrecuidance (pour ne pas dire plus !) d’affirmer que « …la méthode  globale n’a jamais été utilisée, seulement de manière marginale !(sic)...qu’ en France elle n’a pas été enseignée de manière généralisée, loin de là ! (sic)…qu’en France, on a l’impression que la méthode a été très présente, c’est un mythe…(resic)… et d’ajouter que  « …l’explication se trouve peut-être dans le fait qu’on a assisté, dans les années 60-70 à une offensive de quelques pédagogues en faveur d’un apprentissage qui pouvait s’apparenter à la méthode globale… ».

Il ne faut  pas manquer d’aplomb, à moins que ces « spécialistes » aient eux-mêmes été victimes de ces méthodes et soient incapables d’analyser la réalité de la situation.

En tout cas, pour ce qui est de "France-Info"… c’est un faux

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