lundi, 09 octobre 2017 07:24

Michel Lussault, le lampiste

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Peut-on espérer que cesse cet ouragan de désinformation au sujet de Jean-Michel BLANQUER dans le but de nous laisser croire que ce Monsieur au lourd passé au sein même de l’Education Nationale et de la galaxie éducative,  se démarquerait totalement de la politique éducative assassine menée depuis des décennies par ses prédécesseurs et de celle qu’il a menée depuis des années ?...

 ...Les délires journalistiques dépassent toutes les bornes de l’imposture, et affligeants sont les commentaires d’un public complètement intoxiqué par cette désinformation éhontée.

Non ! JM Blanquer ne change rien à la politique éducative engagée depuis de nombreuses années.  Nous aimerions pouvoir dire le contraire !

Que penser de Michel LUSSAULT et de sa démission ?

En réalité, Michel LUSSAULT de même que JM BLANQUER ne sont que des pions dans un système totalement perverti qui œuvre depuis des décennies en sous-main, de façon méthodique et progressive, à la destruction du système éducatif pour nos enfants, pendant que dans le même temps prend un essor considérable une politique éducative ultra-performante en faveur des publics issus de l’immigration.

Qui est Michel LUSSAULT ?

Agrégé de géographie « réputé » dit-on, Michel LUSSAULT devient en 2012 , directeur de l’institut français de l’éducation, institution forteresse du pédagogisme, c’est assez dire qu’en ce domaine, il n’a pu qu’être qu’ « excellent » !

En 2013, à l’initiative du révérend Peillon, fut créé le Conseil Supérieur des Programmes, composé de dix personnalités qualifiées – universitaires, scientifiques, inspecteurs – tous  nommés (… par qui ? ), ainsi que de trois députés, trois sénateurs et deux représentants du conseil économique et social dont la mission fut d’élaborer les programmes de l’école primaire et du collège.

C’est ainsi que les programmes de l’école primaire ont été élaborés sous le ministère de Vincent PEILLON.

En 2014, NV.Belkacem prend le relais de Vincent PEILLON au ministère de l’Education et nomme Michel LUSSAULT à la présidence de ce Conseil Supérieur des Programmes afin de poursuivre l’œuvre entamée sous le ministère précédent pour élaborer la réforme des programmes des collèges.

En ce qui concerne la réforme des programmes des lycées, rappelons qu’ils ont été élaborés sous le ministère de Xavier DARCOS et mis en œuvre par JM BLANQUER lui-même lorsqu’il était directeur de la DGESCO au ministère de Luc CHATEL et qu’aujourd’hui, quand il dit vouloir réformer le bac, ce n’est que dans le prolongement de ces funestes programmes d’un lycée-lieu de vie et d’endoctrinement pour nos enfants seulement.

La boucle est donc bouclée. Tout est verrouillé !

Aujourd’hui, Michel LUSSAULT a été poussé à la démission par JM BLANQUER... 

...Et il n’y a pas de commentaires plus négatifs à son égard qu’il y en a de positifs sur le ministre. Qu’en est-il ? 

Les journalistes de tout bord  tendent à nous faire croire que la raison en est que JM BLANQUER voudrait imprimer une politique qui se démarquerait totalement de celle précédemment menée par ses prédécesseurs, qu’il reviendrait à des principes qui permettraient de restaurer la qualité du système éducatif  quand celle de Michel LUSSAULT serait entaché de pédagogisme et pour cette raison, l’incompatibilité entre les deux protagonistes serait totale et entraînerait de facto la démission de Michel LUSSAULT.

En fait, si JM BLANQUER veut apparaître comme celui qui rompt avec la politique précédente, il faut qu’il se démarque – au moins en paroles – de la politique de BKCM et donc, qu’il attaque Michel LUSSAULT, « bras armé  du ministre de l’éducation ». D’ailleurs, Michel LUSSAULT n’est pas dupe, relevant lui-même que JM BLANQUER « prend bien soin de se présenter comme l’anti-Belkacem »…(pour apparaître plus crédible !)

Néanmoins, personne ne peut affirmer qu’une seule décision de JM BLANQUER – non pas une simple déclaration – se démarque fondamentalement de la politique précédemment menée. Les seules mesures positives sont en faveur des publics des REP ; celles pour nos enfants ne sont que de simples assouplissements mais ne s’attaquent pas aux réalités fondamentales.

D’ailleurs, Caroline BEYER, dans le Figaro du 27 septembre 2017 souligne bien que MB BLANQUER «  se refuse à élaborer, depuis son arrivée à la tête du ministère sous la présidence Macron, une énième loi sur l’éducation, tout en montrant clairement le changement de cap ». La quadrature du cercle en quelque sorte !

Conclusion

Michel LUSSAULT, qui relève  avoir bien senti les « réserves du ministre à l’égard du CSP dès leur rencontre en août dernier » apporte la preuve qu’en réalité, JM BLANQUER n’a plus besoin de ce Conseil Supérieur des Programmes devenu obsolète dans la mesure où sa mission est accomplie mais non  parce qu’il se démarquerait  fondamentalement de la politique de NV.Belkacem.

D’ailleurs, JM BLANQUER a déclaré, au cours d’un entretien en juin dernier qu’il conservait l’ « interdisciplinarité » – seulement pour nos enfants - en collège « qui va dans le bon sens » c’est-à-dire dans le sens d’une école-lieu de vie et qu’il ne reviendrait pas dessus. Donc, adieu la transmission des savoirs, toutes voiles dehors pour le constructivisme pour nos enfants ; par contre, transmission des savoirs pour les élèves issus de l’immigration (REP).

Mais s’il veut  faire croire aux go-gos pour lesquels il nous prend, qu’il veut s’affranchir de cette politique dont tout le monde  apprécie les effets délétères et au premier chef les enseignants dont le taux de démission plafonne à un niveau jamais atteint, la démission de Michel LUSSAULT est du pain bénit pour le ministre qui peut faire accréditer qu’il est fondamentalement en désaccord avec la politique précédente.

Tout cela est du grand art dans le « trompe-l’œil » mais manque de la plus élémentaire correction à l’égard du président du conseil supérieur des programmes dont JM BLANQUER épouse en réalité la politique éducative et ne résout absolument pas les problèmes de l’éducation qui restent entiers.

Il n’en reste pas moins que, dans cette histoire, c’est Michel LUSSAULT, le lampiste !

Lu 27 fois Dernière modification le lundi, 09 octobre 2017 07:41